OK c’est du latin.. et je suis toujours pas latiniste. Traduit en français "toujours au service des hommes", c’est mieux ? C’est un projet qui me tient à cœur, autant dans ce qu’il est, que dans ce qu’il fait, alors je vais en parler. Et puis vous montrer des têtes de jeunes aussi… parce que le monde de demain appartient aux jeunes d’aujourd'hui !
Voilà, avec une poignée de belles âmes sympa -dont mes formidables partners in crime Algayette et Stéphanie- j'ai décidé de remettre ça, repartir pour un tour de vas-y-que-je-remets-100-balles dans le jeu des réseaux sociaux et de leurs conséquences, pas toujours délirantes, sur le mental des gens (...à commencer par le mien). Je remets ça, donc. Mon smartphone m'alerte que je passe plus d'une heure sur instagram chaque jour, pas de quoi être fière. Et pourtant quelque chose est différent. Hominibus Semper Prodesse, c'est pas juste mon truc, mais une association, un projet collectif : Pour ceux qui servent, par ceux qui créent.
Un moyen de soutenir, fédérer et mettre en lumière la création au service de l'esprit de défense & du lien armée-Nation. Et ça, c'est du concret, ça a du sens, ça me parle. Notre premier projet a été de réunir sept créateurs: des dessinateurs, des peintres, des photographes -dont bibi, tant qu'a faire douiller les copains, autant aller avec- pour proposer un coffret collector de 7 cartes d'art à l'occasion des courses solidaires organisées par le Gouverneur Militaire de Paris... et de reverser la totalité des bénéfices de l'opération au Bleuet de France (parce que dans courses solidaires, y a un mot-clef important, et comme elles sont organisées le jour des championnats de France de 10km, il est probable que ça ne soit pas "courses")
On a appelé ça : Cartes sur table, parce que ça correspondait plutôt bien à l'idée. J'ai été rejointe par les excellentes et excellents Orana Marceline, Calvaire Drach, Ange Provost, Largo, Seb David, Damien Charrit... et voilà à quoi le collector ressemble. Collector que vous pourrez faire signer par les artistes présents le dimanche (Coucou 👋 moi je serai là)
Alors si le projet vous plaît, si son esprit vous parle : vous avez jusqu'à samedi prochain, le 9 mai 2026, pour commander votre coffret collector numéroté et venir le chercher entre 9h et 18h le dimanche 10 mai aux Invalides. 40 euros, vous ferez un beau geste au profit du Bleuet et de ceux qui restent, et vous vous offrez un collector unique puisqu'il ne sera tiré qu'à 100 exemplaires.
Pour découvrir plus en détail le coffret >
Pour suivre l'association sur Instagram >
Pour commander directement votre collector >
* chers non-parisiens RDV en fin de lettre 😘
MOS dans un NH90 du 1er RHC lors de l’exercice Orion 2026.
Ref:3426-05-0370 | avril 2026, Chaumont.
Ce mois d'avril marquait la fin du très gros exercice interarmées Orion 2026. Pour mémoire le dernier datait de 2023 et on en a conservé l'idée maîtresse : préparer et éprouver les armées françaises au combat de haute intensité. Un exercice interarmées et multi-domaines donc, interalliés aussi. Et fidèle à mes habitudes de fille qui fait tout pour éviter de se coller les journées presse façon tour-operator, je n'avais pas accordé un intérêt démesuré aux communiqués de presse qui tombaient dans ma boîte mail. Comme lors de sa précédente édition, il y a surtout à la base une énorme manip' d’État-major et d'organisation qui est absolument indispensable mais pas visuelle pour deux sous. Et quand le déploiement des troupes au sol se fait mi-février je suis déjà en reportage alors "la question est vite répondue".
Et puis un offcom' que j'apprécie beaucoup -et qui le sait !- décroche son tel pour me proposer de venir faire un tour sur la phase 4 de l'exercice, l'engagement d'un corps d'armée (et google vous rappellera utilement qu'un corps d'armée ça va chercher dans les 30K bonhommes #JePoseCaLà). J'ai mille trucs à faire, mais quand même, je m'en veux de ne pas être allée au moins quelques heures photographier ces femmes et hommes qui sont engagés dans une telle manœuvre. Je sais que la manip' presse à laquelle il me propose d'assister sera taillée pour permettre aux médias, les vrais, de ramener des images et des ITW "prêtes-à" pour leurs pastilles JT, leurs rédactions locales… et que ça n’est pas ça qui m'offrira la profondeur de descendre aux niveau qui m'intéresse en tant que photographe: ras du sol, chez les humains deux-bras-deux-jambes-un-coeur-qui-bat. Mais parfois, il faut choisir de courir le risque. Alors je rejoins Chaumont ce 23 avril pour assister à ce qui m'avait été présenté comme "une manœuvre d'aérocombat de la 4eBAC" (traduction pour les nuls: la guerre menée par les hélicoptères, pas seulement comme "taxi de l'infanterie" mais en tant que brigade complète, capable d'avoir des effets par elle-même: parce que oui, ils en sont capables).
Évidemment, j'aurai réfléchi 2 minutes (c'est pas ma plus grande qualité, en dépit des allégations que certains croient sourcées) j'aurai forcément deviné que si il y avait media day (> ce pourquoi j'étais invitée) ce serait pas VRAIMENT une manœuvre d'aérocombat (rapport aux dizaines de journalistes à placer dans le bazar) mais plutôt une démonstration de savoir-faire. Ce qui est cool aussi. Mais les figures imposées, fussent-elles avec de très belles machines volantes, et les talentueux pilotes du 1erRHC au manche… ça reste des figures imposées. Et ça manque de la vraie vie : genre les pax qui s'assurent que les très belles machines soient en état de vol. Parce que haute technologie + haute intensité, c'est pas que ça fait pas bon ménage, mais en général, ça implique que quelque part dans le pipe, = des bonhommes cravachent pour assurer la dispo. Une chance pour moi, Tigrou retrouve une tête connue sur place, et j'ai l'occasion de plaider ma cause. Donc l'autorisation d'aller suivre les gars de "la piste" l'aprem. Et ça, c'est cool #Merci.
Je peux donc me dire que je vais profiter d'un baladex sympa en NH90 (qui ferait plein d'envieux, là n'est pas la question) claquer quelques photos de manip' un peu convenues d'hélicoptères de l'ALAT (dont un lâcher de drone FPV depuis un hélicoptère) et enchaîner avec les gars qui ont rendu tout ça possible, ce qui me permettra d'avoir une petite narration qui se tient.
Un faux départ plus tard -qui amène le groupe de journalistes dans lequel j'ai été placée à changer de caïman au décollage- nous survolons portières ouvertes la campagne chaumontaise et notamment ses immenses champs de colza en fleur, d'un jaune bien vif. Le ciel est d'un bleu éclatant, la manœuvre est plutôt dynamique alors la pilote incline sa machine dans les virages. Dans le cargo à l'arrière de l'hélicoptère, le membre opérationnel de soute (MOS) veille comme il peut à sa cargaison de journalistes. Et comme on a changé de machine, celle-ci a gardé sa configuration initiale avec sa mitrailleuse en sabord : un mal pour un bien ;-)
Comment ne pas me remémorer ceux de Rodrigue, qui dans le Cid, s'apprête à faire son devoir -à courir le risque de mourir ce faisant, aussi-. Comme les deux faces d'une même pièce, la valeur et le devoir :
Je suis jeune, il est vrai ; mais aux âmes bien nées
La valeur n’attend point le nombre des années.
- Pierre Corneille (Le Cid, acte II, scène 2)
Je ne vais pas vous prendre la tête avec mes mots: le mois d'avril a vu hélas deux soldats français trouver la mort au Liban lors d’une mission menée dans le cadre de l’opération Daman, au sein de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) alors #MesPetitsProblèmesExistentiels …
Des casques bleus donc. Des missions qui, vues depuis la métropole "ne sont pas vraiment des vrais engagements armés /slash/ la guerre". Au Liban, ce petit pays qui a le tort d'être pas facilement situé sur une carte. Un pays qui est aussi le théâtre embryonnaire et l'antichambre de toute une partie de la conflictualité mondiale (celle qui éclabousse notre vie quotidienne en ce moment). Alors si vous voulez lire des trucs, je vous invite à lire cette présentation de l'opération Daman sur le site du ministère > https://www.defense.gouv.fr/operations/proche-moyen-orient/operations-militaires-au-proche-moyen-orient/operation-daman
Ça ne guérira pas les blessés, mais ça permettra peut-être de se sentir un peu moins "paumé" quand on entend parler de "qu’est ce qu’ils font les militaires français au Liban ?".
Vendredi matin, un lever des couleurs au lycée militaire d’Aix
Ref:4526-04 | avril 2026, Aix-en-Provence
Je suis rentrée du congrès UPP des photographes de Marseille en passant par Aix-en-Provence, l'occasion d'aller saluer le commandant du lycée militaire d’Aix-en-Provence. Parce que tout colonel aux airs parfois sévères qu'il est, c'est un mec sympa qui dans sa vie d’avant tolérait les vannes potaches de Tigrou : c'est pas rien ! Alors tant qu'a y être, j'en ai profité pour faire quelques images de la dernière cérémonie des couleurs du lycée, juste avant les vacances.
Il faut vous remettre un peu le contexte: depuis le temps que je me commets dans cet univers secu-def-aéro, il m'est arrivé quelquefois de croiser en reportage des jeunes -ou un peu moins jeunes- engagés qui viennent me trouver, souvent un peu gênés, pour m'annoncer que "mes reportages photo ne sont pas complètement étrangers à leur choix de s'engager" (évidemment, mon petit cœur à moi ne sait plus où se foutre dans ces cas-là: comme ça tout le monde est gêné #1pointPartout #BalleAuCentre).
Et c'est con, mais quand mon job me gonfle (ce qui arrive aussi quand on est photographe #spoiler) j'essaie de me figurer ce que mes reportages photos représentaient à ces jeunes yeux-là. Ce qui remet un peu de sens dans ma pratique et éclaire mon chemin les jours de gros temps.
Du coup, ça n'est même pas pour relever votre défi de mettre vos lycéens dans ma lettre qu'ils y sont mon Colonel. C'est simplement parce qu'eux aussi, avec cette énergie formidable de cette jeunesse qui veut croire que tout est possible et qui est prête à faire l'effort nécessaire pour y parvenir... ils sont inspirants et motivants. Ce qui mérite donc d'être partagé !
Derrière les images ces derniers temps, il y avait : un coucher de soleil sur des étangs, une traversée du Trièves, l'uniforme de correspondante de guerre de Lee Miller au Musée d'Arts Moderne de Paris, un footing matinal sur le port de Marseille, une photo de famille de 3 tigrous -avec une photog' au milieu-, un graff que je voulais absolument conserver, et un Tigrou qui fait son malin devant le gisant du lycée d'Aix #ToutEstNominal
*OK, j'entends déjà ceux d'entre vous qui ne sont pas parisiens: et je veux VRAIMENT arriver avec tous les collectors sold-out avant même les courses solidaires de dimanche. Si vous n'avez pas moyen de faire récupérer votre jeu de cartes par l'un des milliers de coureurs, à priori il y en a pour 8,10 euros de frais de port en lettre suivie et Tigrou est prêt à se charger de faire les envois à la Poste, donc dans le champ de commande de cette page "A l'attention de (si différent du nom)" vous inscrivez "Merci Tigrou d'envoyer les cartes à #VotreAdresse" et je vous recontacte par mail après le 10 mai, avec un lien de paiement pour les frais et Tigrou ira justifier son statut d'assistant à rayures en faisant les expéditions.
J’espère que cette lettre vous aura plu / détendu / intéressé et peut-être même fait découvrir des trucs ! Si vous avez un avis sur son contenu, vous pouvez me faire part de vos critiques, remarques et autres conseils d'amélioration à cette adresse : sandra.chenugodefroy@gmail.com
D’ici sa prochaine édition, vous pouvez me suivre sur LinkedIn ou sur Instagram